Maroc : chaleur persistante, industrie en reprise et campagne électorale s'intensifie
Le Maroc affronte une météo contrastée ce 11 septembre, tandis que l'industrie montre des signes de reprise et que la campagne pour les législatives du 23 septembre s'accélère. Décryptage des enjeux économiques et politiques.
Le Maroc aborde ce vendredi 11 septembre 2026 avec des contrastes marqués : entre une météo capricieuse, des signaux économiques encourageants et une campagne électorale qui entre dans sa phase décisive. Treize jours avant les législatives, les partis peaufinent leurs stratégies tandis que les acteurs économiques ajustent leurs priorités.
Une météo sous tension, entre chaleur et orages
Les prévisions de la Direction générale de la météorologie pour ce vendredi dessinent un pays aux climats contrastés. Si les plaines intérieures, le Souss et les régions du Sud connaîtront des températures élevées, le Haut et le Moyen Atlas seront touchés par des averses orageuses. Les côtes atlantiques et méditerranéennes, quant à elles, devraient composer avec des nuages bas et des formations brumeuses matinales.
Les rafales de vent, particulièrement fortes dans la région de Tanger et sur les provinces sahariennes, pourraient occasionner des chasses-poussières locales. Cette situation météorologique, bien que classique pour la saison, rappelle les défis climatiques auxquels le pays est confronté, entre gestion des ressources hydriques et adaptation des infrastructures.
L'industrie marocaine montre des signes de reprise
L'enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib pour le mois de juillet révèle une amélioration notable de l'activité industrielle. Avec un taux d'utilisation des capacités de production (TUC) à 81%, les secteurs de l'agroalimentaire et de la chimie-parachimie enregistrent une hausse de leur production et de leurs ventes. Le textile et le cuir stagnent, tandis que la mécanique et la métallurgie connaissent un repli.
Cette reprise, bien que contrastée selon les filières, intervient dans un contexte de relance économique post-pandémie et de préparation aux élections législatives. Les entreprises marocaines semblent ainsi retrouver un certain dynamisme, avec une augmentation des ventes sur le marché local, même si les exportations restent en retrait.
Campagne électorale : le RNI mise sur son bilan et sa proximité
À Médiouna, le Rassemblement national des indépendants (RNI) a lancé sa campagne pour les législatives du 23 septembre en mettant en avant son bilan et son ancrage territorial. Mohamed Chouki, président du parti, a souligné l'importance de la crédibilité face au populisme, insistant sur le travail de terrain et l'investissement dans les compétences jeunes et féminines.
Le RNI, qui vise à conserver sa première place dans la région de Casablanca-Settat, présente cette élection comme un choix entre des solutions concrètes et des promesses démagogiques. Cette stratégie s'inscrit dans une campagne plus large où chaque parti tente de se démarquer par son projet économique et social.
La CGEM fixe ses priorités pour l'après-élections
La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a profité de son deuxième Conseil d'administration pour définir ses cinq priorités pour la rentrée économique. Investissement privé, compétitivité industrielle, soutien aux TPME, emploi et export sont au cœur de son action, avec une volonté affichée de placer l'entreprise au centre de la prochaine phase de croissance.
Mehdi Tazi, président de la CGEM, a insisté sur l'importance du dialogue avec les formations politiques et le prochain gouvernement. Ces priorités reflètent les attentes du patronat marocain, qui cherche à consolider la reprise économique tout en préparant le pays aux défis futurs, notamment en matière de compétitivité et d'ouverture sur les marchés extérieurs.
Treize jours pour convaincre
La campagne électorale, officiellement ouverte depuis jeudi, entre dans sa phase finale. Pour certains partis, ces treize jours représentent l'aboutissement d'un travail de terrain de plusieurs années. Pour d'autres, c'est une course contre la montre pour présenter un programme crédible et mobiliser les électeurs.
Dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux, les Marocains devront choisir entre des visions différentes pour l'avenir du pays. Les résultats du 23 septembre dessineront les contours de la prochaine législature et, par ricochet, les orientations économiques et sociales du Maroc pour les années à venir.