Maroc : météo contrastée, bénéfices publics et allaitement maternel en une journée
Le Maroc affronte des températures variables ce 23 octobre, tandis que les entreprises publiques enregistrent un rebond historique. Focus sur la santé infantile et les enjeux économiques.
Le Maroc traverse une journée marquée par des contrastes climatiques, économiques et sociaux ce vendredi 23 octobre 2026. Entre des températures estivales dans le sud et des averses localisées dans l’Atlas, le pays voit aussi ses entreprises publiques afficher des résultats financiers inédits. Parallèlement, une initiative locale met en lumière les enjeux de la santé maternelle, rappelant l’importance des politiques de proximité.
Météo : entre chaleur saharienne et pluies localisées
Les prévisions de la Direction générale de la météorologie (DGM) dessinent un Maroc aux visages multiples ce vendredi. Si les régions du sud, comme Dakhla (20-26°C) ou Laâyoune (19-25°C), connaissent des températures dignes d’un début d’été, le nord et les zones montagneuses restent sous l’influence d’un temps plus frais et instable.
Des averses orageuses sont attendues sur les reliefs de l’Atlas et leurs environs, ainsi que dans certaines provinces sahariennes, comme Errachidia (14-20°C) ou Ouarzazate (15-21°C). Les régions côtières, de Tanger (16-23°C) à Essaouira (19-22°C), bénéficient quant à elles d’un ciel partiellement nuageux, avec des risques de pluies légères. Cette variabilité climatique, typique de la saison automnale, rappelle les défis croissants posés par les aléas météorologiques, alors que le pays continue de renforcer ses infrastructures de prévention et d’adaptation.
Entreprises publiques : un rebond spectaculaire en 2024
Les résultats financiers des entreprises et établissements publics marocains pour l’année 2024, publiés dans le Rapport sur l’État actionnaire 2024-2025 de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE), révèlent une performance exceptionnelle. Avec un bénéfice net consolidé de 22,6 milliards de dirhams, contre 6,8 milliards en 2023, ces entités ont multiplié leurs profits par plus de trois en un an.
Ce redressement s’explique principalement par deux facteurs. D’une part, l’Office chérifien des phosphates (OCP) a confirmé son rôle de locomotive économique, porté par une demande mondiale soutenue et des prix stables des engrais. D’autre part, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a réussi à inverser la tendance après des années de difficultés financières, grâce à des réformes structurelles et une meilleure gestion de ses coûts.
Pour 2025, l’ANGSPE table sur un bénéfice net de 13,5 milliards de dirhams, un chiffre en retrait par rapport à 2024 mais qui reste historique au regard des pertes enregistrées en 2022 (-1,8 milliard). Ces performances soulèvent des questions sur la redistribution de ces profits, notamment en matière d’investissements publics ou de soutien aux secteurs en difficulté, comme la pêche côtière, dont les difficultés ont été documentées ces dernières semaines.
Santé maternelle : l’allaitement au cœur des politiques locales
À Oued Amlil, dans la province de Taza, une journée de formation organisée jeudi par le Comité provincial du développement humain (CPDH) a mis en lumière les efforts déployés pour promouvoir l’allaitement maternel exclusif. Cette initiative, menée en partenariat avec le secteur de la santé, s’inscrit dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et cible les médiateurs et médiatrices communautaires, acteurs clés de la sensibilisation sur le terrain.
L’objectif ? Renforcer les compétences des acteurs locaux pour encourager les familles à privilégier l’allaitement maternel durant les 1 000 premiers jours de vie de l’enfant, une période cruciale pour le développement cognitif et physique. Selon les organisateurs, cette approche vise à réduire les taux de malnutrition infantile et à améliorer la santé maternelle, tout en luttant contre les inégalités territoriales en matière d’accès aux soins.
Cette action s’ajoute à une série de mesures prises ces dernières années pour améliorer la santé des mères et des nourrissons, dans un pays où le taux d’allaitement exclusif reste en deçà des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle illustre aussi la volonté des autorités de miser sur des stratégies de proximité, en s’appuyant sur des relais locaux pour toucher les populations les plus vulnérables.
Ce qu’il faut retenir
- Un pays aux climats contrastés : Le Maroc affronte ce vendredi des températures estivales dans le sud et des pluies localisées dans l’Atlas, reflétant les défis posés par la variabilité climatique.
- Un secteur public en pleine reprise : Les entreprises publiques marocaines ont enregistré un bénéfice record en 2024 (22,6 milliards de dirhams), porté par l’OCP et l’ONEE, mais les attentes en matière de redistribution restent fortes.
- La santé maternelle, un enjeu de proximité : Les initiatives locales, comme celle menée à Taza, montrent l’importance des relais communautaires pour promouvoir des pratiques essentielles, comme l’allaitement maternel exclusif.
Entre résilience économique et vulnérabilités sociales, cette journée résume à elle seule les équilibres fragiles d’un pays en mouvement.
- Entreprises publiques : 22,6 Mds DH de bénéfice net en 2024 — Hespress Français
- Les températures attendues ce vendredi 23 octobre 2026 — Hespress Français
- Taza : une journée de formation dédiée à l’allaitement maternel — Hespress Français