Maroc : santé mentale, travaux urbains et COP31, les enjeux culturels et environnementaux
Le Maroc face à des défis sanitaires, urbains et climatiques ce 5 novembre 2026 : TUT bleu contre la dépression, infrastructures dégradées à Marrakech, et la COP31 en Turquie qui interroge les engagements régionaux.
Le TUT bleu, une piste contre la dépression chez les seniors
Une étude américaine publiée par Science Alert et relayée par Kich24 met en lumière un lien possible entre la consommation quotidienne de myrtilles (TUT bleu en darija) et l’atténuation des symptômes dépressifs chez les personnes âgées. Menée sur 18 participants de plus de 65 ans présentant des signes légers de dépression, l’expérience a consisté à administrer quotidiennement, pendant trois mois, soit 48 grammes de poudre de myrtilles lyophilisées – équivalant à deux tasses de fruits frais –, soit un placebo.
Les résultats, bien que préliminaires, suggèrent une amélioration des symptômes chez les sujets ayant consommé les myrtilles, accompagnée de modifications dans leur microbiote intestinal. Les chercheurs insistent cependant sur le caractère exploratoire de ces conclusions, soulignant la nécessité de mener des essais à plus grande échelle pour confirmer ces effets. Au Maroc, où les troubles dépressifs touchent environ 5 % de la population âgée selon les dernières estimations du ministère de la Santé, cette piste nutritionnelle pourrait ouvrir des perspectives de prévention complémentaire, notamment dans un contexte de vieillissement démographique et de précarité des systèmes de soins psychiques.
Marrakech : les travaux électriques laissent des traces durables
Les habitants du quartier des Fleurs 2, dans l’arrondissement de Guéliz à Marrakech, dénoncent depuis quatre mois les séquelles des travaux de pose de câbles électriques menés par une entreprise sous-traitante. Selon les témoignages recueillis par Kich24, les rues et ruelles du secteur ont été laissées dans un état de dégradation avancée : tranchées non rebouchées, trottoirs défoncés, amas de terre et gravats obstruant la circulation, et absence de signalisation pour les piétons.
Ces désordres, qui transforment le quartier en « point noir » selon les riverains, posent des problèmes de sécurité, notamment la nuit, et aggravent les risques sanitaires pour les personnes souffrant d’allergies ou de maladies respiratoires. Les habitants pointent également l’impact sur la valeur immobilière de la zone, autrefois prisée pour son cadre de vie. Malgré leurs multiples plaintes auprès des autorités locales et de la commune de Marrakech, aucune intervention corrective n’a été engagée à ce jour. Contactée par Kich24, la société en charge des travaux n’a pas répondu aux sollicitations.
Ce cas illustre les tensions récurrentes entre les impératifs de modernisation des infrastructures et la gestion des nuisances urbaines, dans un pays où les délais de réhabilitation post-travaux restent souvent problématiques.
COP31 en Turquie : quel écho pour le Maroc ?
La 31e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP31) s’ouvrira le 9 novembre à Antalya, en Turquie, coorganisée avec l’Australie. Pour le Maroc, ce rendez-vous intervient dans un contexte marqué par des engagements climatiques ambitieux – le Royaume vise 52 % d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici 2030 – mais aussi par des défis structurels, comme la dépendance aux énergies fossiles dans certains secteurs industriels et la vulnérabilité accrue des régions agricoles face aux sécheresses.
Si la Turquie, pays hôte, mise sur cette COP pour afficher son leadership régional en matière de transition écologique, les observateurs s’interrogent sur la capacité de l’événement à générer des avancées concrètes pour le bassin méditerranéen. Le Maroc, qui a accueilli la COP22 en 2016 à Marrakech, pourrait profiter de cette édition pour renforcer ses partenariats avec Ankara, notamment dans les domaines des énergies vertes et de l’adaptation agricole. Cependant, l’absence de grands annonces attendues de la part des pays du Golfe ou de l’Union européenne risque de limiter la portée des discussions.
Pour Rabat, l’enjeu sera aussi de défendre une approche pragmatique de la transition, alliant souveraineté énergétique et coopération Sud-Sud, dans un contexte où les financements climatiques internationaux restent inégalement répartis.
Prévisions météo : entre nuages bas et légère hausse des températures
La Direction générale de la météorologie annonce pour ce jeudi 5 novembre un temps contrasté sur l’ensemble du territoire. Le nord-ouest du pays, le Moyen Atlas, le sud de l’Oriental et les provinces sahariennes seront concernés par des passages nuageux, accompagnés d’ondées éparses. Des formations brumeuses et des nuages bas sont également attendus sur les côtes sud, tandis que les températures minimales oscilleront entre 2°C dans l’Atlas et 22°C dans les zones désertiques.
Les maximales, en légère hausse par rapport à la veille, devraient atteindre 18°C à 20°C sur les plaines atlantiques et les vallées intérieures. En mer, les conditions resteront calmes à peu agitées en Méditerranée et sur le détroit de Gibraltar, avec une houle plus marquée entre Tarfaya et Boujdour.
Ces prévisions interviennent alors que le Maroc connaît depuis plusieurs semaines une alternance de périodes de chaleur et de refroidissements brutaux, un phénomène attribué par les climatologues à la variabilité accrue des régimes météorologiques en Méditerranée. Si ces conditions ne présentent pas de risques immédiats, elles rappellent la nécessité d’adapter les infrastructures et les pratiques agricoles à des cycles climatiques de plus en plus imprévisibles.