Sahara, météo et santé : les équilibres culturels et environnementaux du Maroc
Le vote de l'ONU sur la Minurso, des prévisions météo contrastées et une étude sur les bienfaits du jus de tomate dessinent les enjeux du jour au Maroc.
Le Maroc aborde ce samedi 31 octobre 2026 une journée où se croisent des dynamiques géopolitiques, environnementales et sociétales. Entre un vote onusien qui pourrait redéfinir le dossier du Sahara, des conditions météorologiques marquées par des contrastes saisissants, et des enjeux de santé publique mis en lumière par une étude récente, le pays navigue entre stabilité et transformations discrètes.
La Minurso à l’épreuve d’un vote historique
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a choisi de ne pas reconduire le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), une décision qualifiée d’"évolution importante" par le Cabinet Royal dans un communiqué diffusé vendredi. Ce développement coïncide avec la célébration de la Fête de l’Unité, instaurée par le roi Mohammed VI pour symboliser une rupture dans la gestion du dossier saharien. Selon les termes du communiqué, cette non-reconduction "marque clairement que la présence de la Minurso aux Nations Unies n’a plus lieu d’être", ouvrant la voie à une clôture définitive du dossier dans sa forme actuelle.
Cette décision intervient dans un contexte où le Maroc a renforcé sa position diplomatique, notamment à travers des reconnaissances croissantes de sa souveraineté sur le Sahara. Si le Front Polisario a réagi en dénonçant une "manœuvre" de Rabat, le vote de l’ONU semble acter un tournant, passant d’une logique de gestion à une approche plus offensive. Reste à voir comment cette évolution influencera les équilibres régionaux, notamment avec l’Algérie, et si elle accélérera les négociations en cours.
Une météo aux extrêmes, reflet des défis climatiques
Les prévisions de la Direction générale de la météorologie pour ce samedi illustrent les contrastes qui caractérisent désormais le climat marocain. Dans les provinces sahariennes, les températures restent élevées, tandis que des averses orageuses sont attendues sur le Moyen Atlas et le sud de l’Oriental. Les régions montagneuses, comme le Haut et l’Anti-Atlas, ainsi que le Rif, connaîtront des passages nuageux accompagnés de pluies éparses, tandis que les plaines atlantiques et la côte méditerranéenne seront enveloppées de brumes matinales.
Ces conditions, à la fois chaudes et instables, reflètent une tendance plus large : le Maroc, comme d’autres pays de la région, doit composer avec des phénomènes météorologiques de plus en plus imprévisibles. Les autorités mettent en garde contre les risques de chasses-poussières dans le sud et le sud-est, où des rafales modérées pourraient perturber les activités locales. Ces aléas climatiques, qui alternent entre sécheresse et précipitations intenses, posent des défis majeurs pour l’agriculture et la gestion des ressources en eau, deux piliers de l’économie nationale.
Santé publique : le jus de tomate, un allié méconnu ?
Une étude récente, relayée par le site Health et reprise par plusieurs médias marocains, met en lumière les bienfaits potentiels du jus de tomate sur la santé cardiovasculaire. Selon les chercheurs, une consommation quotidienne de ce breuvage non salé pourrait contribuer à réduire la pression artérielle, grâce à deux composants clés : le lycopène, un antioxydant puissant, et le potassium, qui joue un rôle dans la régulation de la tension.
L’étude, menée sur une période d’un an, a observé une baisse moyenne de quatre points de la pression artérielle systolique chez des participants souffrant d’hypertension non traitée. Toutefois, les auteurs soulignent que ces résultats ne s’appliquent pas à tous : les personnes atteintes de maladies rénales ou suivant des traitements affectant les niveaux de potassium doivent consulter un professionnel de santé avant d’adopter cette habitude.
Si le jus de tomate ne saurait remplacer un traitement médical, cette découverte rappelle l’importance d’une alimentation équilibrée, surtout dans un pays comme le Maroc où les maladies cardiovasculaires représentent l’une des principales causes de mortalité. Les autorités sanitaires pourraient s’emparer de ces résultats pour promouvoir des campagnes de sensibilisation, notamment dans les zones urbaines où les modes de vie sédentaires et les régimes riches en sel sont en hausse.
Marrakech-Menara : un trafic aérien en pleine croissance
L’aéroport international de Marrakech-Menara a enregistré une progression de 7,65 % de son trafic passagers en septembre 2026 par rapport à la même période l’an dernier, selon les données de l’Office national des aéroports (ONDA). Sur les neuf premiers mois de l’année, la hausse atteint près de 9,88 %, avec plus de 8,1 millions de voyageurs accueillis, contre 7,4 millions en 2025.
Cette dynamique s’inscrit dans une tendance plus large de reprise du secteur touristique, portée par une demande accrue pour les destinations marocaines. Marrakech, en particulier, bénéficie de son statut de hub culturel et économique, attirant à la fois des touristes internationaux et des voyageurs d’affaires. La ville, qui a accueilli des événements majeurs ces dernières années, comme la Coupe du Monde des Clubs ou des conférences internationales, semble confirmer son rôle de plaque tournante du tourisme en Afrique.
Cependant, cette croissance pose aussi des défis logistiques. Les infrastructures aéroportuaires devront s’adapter pour absorber un trafic en constante augmentation, tandis que les acteurs du secteur touristique sont appelés à diversifier leur offre pour éviter une surfréquentation des sites les plus emblématiques.
Fiscalité : un délai crucial pour les entreprises
La Direction générale des impôts (DGI) a rappelé que le 2 novembre 2026 marquera la date limite pour plusieurs obligations fiscales. Les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 2 millions de dirhams, ainsi que les fournisseurs de services à distance non résidents et les assujettis à la TVA, sont concernés par cette échéance.
Pour les personnes morales et physiques ayant clôturé leur exercice comptable avant le 1er janvier 2026, il s’agira de déposer la déclaration trimestrielle des délais de paiement au titre du troisième trimestre. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des réformes fiscales engagées par le Maroc pour moderniser son système et améliorer la transparence. Elles visent également à renforcer la compétitivité des entreprises locales, dans un contexte où la pression sur les finances publiques reste forte.
Ce samedi 31 octobre 2026, le Maroc se trouve à la croisée de plusieurs enjeux. Le vote de l’ONU sur la Minurso pourrait acter un tournant dans le dossier du Sahara, tandis que les conditions météorologiques rappellent l’urgence d’adapter les politiques climatiques. Sur le plan sanitaire, les bienfaits potentiels du jus de tomate ouvrent des pistes pour une prévention accrue des maladies cardiovasculaires, et la croissance du trafic aérien à Marrakech souligne le dynamisme du secteur touristique. Enfin, les échéances fiscales du 2 novembre rappellent l’importance d’un cadre réglementaire clair pour soutenir l’économie nationale. Autant de défis qui dessinent les contours d’un pays en mouvement, où chaque domaine – géopolitique, environnemental ou sociétal – exige des réponses à la fois locales et globales.