RJ Mitte, figure de "Breaking Bad" et militant du handicap, est mort à 34 ans

L'acteur américain, connu pour son rôle dans "Breaking Bad" et son engagement pour l'inclusion des personnes handicapées, s'est éteint à 34 ans. Retour sur son parcours et son héritage.

RJ Mitte, figure de "Breaking Bad" et militant du handicap, est mort à 34 ans
Photo de Toni Cuenca sur Unsplash

La France s’éveille ce mardi 13 octobre 2026 sur une actualité culturelle et sociale marquée par la disparition d’une figure emblématique, tandis que les débats budgétaires et les mobilisations lycéennes continuent de rythmer l’agenda politique. Entre hommages et tensions, cette journée offre un portrait contrasté des enjeux qui traversent la société.

RJ Mitte, l’acteur qui a transcendé son handicap

L’acteur américain RJ Mitte, révélé par son rôle de Walter White Jr. dans la série Breaking Bad, est mort dimanche à l’âge de 34 ans. Atteint, comme son personnage, de paralysie cérébrale, il avait transformé sa notoriété en une plateforme de sensibilisation au handicap et à l’inclusion. « Il a montré que le handicap n’était pas une limite, mais une autre façon d’exister », a déclaré l’association Handicap International, soulignant son engagement en faveur de l’accessibilité et de la représentation des personnes handicapées dans les médias.

Mitte, qui avait également joué dans des productions comme Switched at Birth et The Recall, avait utilisé les réseaux sociaux pour partager son quotidien et dénoncer les discriminations. Sa mort, annoncée par sa famille sans précision sur les causes, a suscité une vague d’hommages dans le monde entier, notamment de la part de ses anciens partenaires de Breaking Bad, Bryan Cranston et Aaron Paul. « RJ était bien plus que son rôle. C’était un combattant, un défenseur, et un ami », a écrit Cranston sur X.

Son parcours illustre une évolution récente du cinéma et des séries, où les acteurs handicapés sont de plus en plus visibles dans des rôles qui ne se résument pas à leur condition. Pourtant, comme le rappelait une étude de l’Insee en 2025, seulement 3 % des personnages à l’écran en France sont interprétés par des acteurs en situation de handicap, un chiffre qui reste bien en deçà de leur part dans la population.


Budget 2027 : l’exécutif entre rigueur et promesses de réversibilité

Les débats sur le budget 2027 s’ouvrent ce mardi à l’Assemblée nationale, dans un climat de défiance généralisée. Le gouvernement, qui présente aujourd’hui la partie recettes du texte, mise sur un discours de « flexibilité » pour apaiser les critiques. Le ministre de l’Économie, Sébastien Lecornu, a assuré que les arbitrages budgétaires pourraient être « aisément défaits » par le prochain président élu en 2027, sans nécessiter un passage par le Parlement. Une promesse qualifiée de « marketing politique » par l’opposition, qui y voit une tentative de désamorcer les tensions à l’approche de la présidentielle.

Le budget 2027, marqué par des coupes dans les dépenses publiques et une hausse des prélèvements sur les ménages aisés, suscite des réactions contrastées. La droite dénonce un « matraquage fiscal », tandis que la gauche réclame des investissements plus ambitieux dans les services publics. « On nous demande de voter un budget qui engage la France pour des années, sans garantie que le prochain gouvernement le respectera », a déclaré le député LR Julien Aubert. Du côté des lycées, où la mobilisation entre dans son cinquième jour, les syndicats étudiants ont appelé à une nouvelle journée d’action, estimant que les mesures annoncées pour améliorer les emplois du temps sont « insuffisantes ».


Les lycées en grève : quand les emplois du temps cristallisent le malaise

Pour la cinquième journée consécutive, les lycéens sont appelés à manifester ce mardi, avec un mot d’ordre clair : « Des emplois du temps dignes ». Depuis la réforme du lycée de 2019, les élèves dénoncent des journées à rallonge, des « trous » dans leurs plannings et une organisation jugée chaotique. « On a des cours qui finissent à 18h, puis rien jusqu’à 20h. C’est ingérable », explique Léa, lycéenne en terminale à Paris. Les syndicats, comme l’UNL, pointent du doigt la complexité accrue des parcours scolaires, avec des options qui se chevauchent et des enseignants absents faute de remplaçants.

Le ministère de l’Éducation nationale a reconnu des « dysfonctionnements », mais minimise leur ampleur. « Les cas problématiques concernent moins de 10 % des établissements », a affirmé le ministre, tout en promettant des ajustements d’ici la fin de l’année. Pourtant, sur le terrain, la colère persiste. À Lyon, des lycéens ont bloqué l’accès à leur établissement ce matin, tandis qu’à Marseille, une manifestation a rassemblé près de 2 000 personnes. « Ce n’est pas qu’une question d’emplois du temps. C’est le symptôme d’un système à bout de souffle », résume un enseignant.


L’IA dans la biologie : une révolution aux contours flous

L’intelligence artificielle s’impose comme un acteur incontournable des sciences de la vie, au point de bousculer les méthodes traditionnelles de recherche. Après avoir investi les mathématiques et la physique, les géants du numérique – Meta, Google, Microsoft – déploient désormais leurs modèles dans le domaine de la biologie, avec des résultats prometteurs mais aussi des interrogations éthiques. « L’IA permet d’accélérer les découvertes, mais elle pose la question de l’appropriation du travail humain », explique un chercheur du CNRS.

Meta a dévoilé lundi Muse Wonder, un nouveau modèle d’IA présenté comme capable de rivaliser avec les solutions d’OpenAI et d’Anthropic. Selon Mark Zuckerberg, ce système place le groupe « à la pointe » de la technologie, notamment dans l’analyse de données génomiques. Pourtant, les scientifiques restent prudents. « L’IA peut identifier des corrélations, mais elle ne remplace pas l’expérimentation en laboratoire », tempère une biologiste de l’Inserm. La question de la propriété intellectuelle des découvertes réalisées par des algorithmes reste également en suspens, alors que les laboratoires publics peinent à suivre le rythme des investissements privés.


Environnement : entre progrès et urgences

Deux signaux contradictoires émergent ce mardi sur le front écologique. D’un côté, une bonne nouvelle : les émissions de gaz à effet de serre en France ont diminué de 4,1 % au premier semestre 2026, selon le Citepa, l’organisme chargé de leur suivi. Une baisse attribuée en grande partie à la hausse des prix des carburants, qui a incité les ménages à réduire leurs déplacements. « C’est une tendance encourageante, mais elle reste fragile », souligne un climatologue, rappelant que les émissions pourraient repartir à la hausse si les prix baissent.

De l’autre, un drame environnemental au Niger, où une éruption de pétrole a provoqué un incident « d’une gravité exceptionnelle », selon les autorités locales. Depuis le 25 septembre, d’importantes quantités de pétrole brut et de gaz sont projetées à plus de dix mètres de hauteur dans l’est désertique du pays. Les causes de l’incident restent floues, bien que la piste criminelle ait été écartée. « C’est une catastrophe pour les écosystèmes locaux, mais aussi pour les populations qui dépendent de ces ressources », déplore une ONG sur place.


Cette journée, à l’image de l’automne 2026, mêle hommages et crispations, innovations et urgences. Entre la disparition d’une figure qui a marqué son époque et les débats qui engagent l’avenir du pays, une question persiste : comment concilier progrès et justice, dans un monde où les défis s’accumulent ?