Sports : PSG titré, Tour de Bretagne, Basket Landes en finale
Sports ce samedi : le PSG peut sceller son titre avant le Bayern, le Tour de Bretagne s'élance, Basket Landes joue sa Coupe à Bercy.
Revue de presse du 25 avril 2026
Dernière mise à jour : 07:20
Avril s'achève et le calendrier français s'emballe. Un PSG qui peut décrocher son titre dans l'après-midi avant d'affronter le Bayern, un Tour de Bretagne qui s'élance de Redon, des Landaises qui jouent leur Coupe à Bercy : ce samedi 25 avril ressemble à une carte postale du sport hexagonal, dense, plurielle, et politiquement parlante.
Pourquoi le PSG peut-il être sacré dès samedi ?
Le suspense sur le titre de champion de France n'a jamais été un suspense. À quatre journées de la fin, le club parisien se déplace à Angers ce samedi à 19 heures, et l'enjeu est presque trivial : selon L'Équipe, une victoire au Raymond-Kopa, contre un SCO miné par les blessures, suffirait à creuser un écart définitif. Trois jours plus tard, mardi, le Parc accueille le Bayern Munich en demi-finale de Ligue des champions. L'agenda raconte tout : on expédie la Ligue 1 comme un dossier administratif, on garde l'énergie pour l'Europe.
Cette hiérarchie est devenue la norme, et c'est bien là le problème. Le championnat de France a beau s'appeler Ligue 1, il n'est plus une compétition — c'est un parcours d'entraînement vers les soirées de C1. Les Parisiens ne jouent plus contre Angers, ils jouent contre la fatigue. Les Auxerrois, eux, savent encore ce que veut dire un match à enjeu : barragistes, ils se déplacent à Lyon à 15 heures avec quatre points de retard sur Nice, et chaque point grappillé pèse une saison entière. Selon L'Équipe, l'AJA croit encore au maintien direct. Difficile de faire plus contrasté que ce samedi : à 15 heures, des hommes qui jouent leur survie ; à 19 heures, des champions qui font tourner.
Le Tour de Bretagne, antidote provincial à la Ligue des champions
Au même moment, à Redon, le peloton s'élance sur 165,5 kilomètres jusqu'à Pipriac. Un circuit sinueux à parcourir quatre fois, sans grande difficulté, comme le détaille Ouest-France : c'est l'ouverture du Tour de Bretagne 2026, course discrète mais formatrice, vitrine des espoirs du cyclisme français.
Le visage de cette édition s'appelle Aubin Sparfel. Dix-neuf ans, formé chez Decathlon - CGA CGM Development, originaire de la région — il a confié à Ouest-France qu'il vise la victoire d'étape, peut-être le général, et qu'il veut "fêter ses 20 ans" sur ses routes. Derrière lui rôde un autre profil intéressant : Mathieu Burgaudeau, vendéen de TotalEnergies, qui dit à Ouest-France avoir retrouvé "le bon chemin" après une longue traversée du désert.
Et puis, en filigrane, il y a l'ombre de Paul Seixas. Le même L'Équipe en dresse le portrait physique : 19 ans, vainqueur de la Flèche Wallonne mercredi, parmi les favoris de Liège-Bastogne-Liège ce dimanche. Le cyclisme français tient une génération. Il faudra plus que des titres de presse pour qu'on s'en souvienne quand on parlera des années 2030.
Basket Landes à Bercy : une finale qui ne fera pas la une
Plus discret, plus rare, plus précieux : le basket féminin. Ce samedi à l'Accor Arena, Basket Landes affronte Villeneuve-d'Ascq en finale de la Coupe de France. Quatrième finale pour le club landais, selon les sources. Bercy, le grand vaisseau parisien des soirées NBA et des concerts à 200 euros, accueille pour quelques heures un sport qui peine à exister à la télévision le reste de l'année.
C'est tout le paradoxe du sport français : on s'extasiera mardi sur le PSG-Bayern, on commentera lundi le finish ardennais de Liège-Bastogne-Liège, mais le titre national d'un sport collectif féminin se jouera dans une indifférence médiatique relative. Le travail des clubs comme Basket Landes mérite mieux que des audiences de niche.
En Top 14, la fin du turnover et les ruses paloises
Pour finir, le rugby. Selon L'Équipe, le Stade Français, qui reçoit Pau samedi, abandonne enfin le turnover : il lui reste trois réceptions pour décrocher sa qualification en phase finale, plus le temps de jouer aux apprentis. En face, la Section Paloise arrive avec sa botte secrète, "la touche, devenue référence du Top 14", selon le quotidien sportif. Du "poker menteur" en mêlée fermée, dit-on dans les vestiaires palois. Tout l'inverse du PSG d'Angers : ici, on joue chaque ballon comme si c'était le dernier.
Ce qu'il faut retenir
Un samedi qui résume le sport français en miniature : un PSG qui survole et lasse, un Auxerre qui se débat, des cyclistes qui rêvent en Bretagne, des basketteuses qui mériteraient mieux qu'une finale dans l'ombre. La hiérarchie médiatique trahit, comme toujours, autre chose que le talent.