Sports : violence en tribunes, l'OCS sort par la petite porte

Sports au Maroc : l'Olympic de Safi éliminé de la Coupe CAF sur fond de violences en tribunes face à l'USMA, et la boxe marocaine en stage à Khabarovsk.

Sports : violence en tribunes, l'OCS sort par la petite porte
Photo de CHUTTERSNAP sur Unsplash

Revue de presse du 20 avril 2026
Dernière mise à jour : 09:20

Samedi, l'AS FAR décrochait sa place en finale de Ligue des champions CAF. Dimanche, l'Olympic de Safi s'éteignait face à l'USM Alger, au terme d'un match qui aura commencé avec une heure de retard — pour cause de tribunes en fusion. Le football marocain vient de vivre sa demi-finale continentale la plus médiatisée de la saison, et pas pour les bonnes raisons.

Pourquoi l'OCS a-t-il raté sa finale africaine ?

Selon Hespress, le coup d'envoi de la demi-finale retour au stade El Massira a été retardé de plus d'une heure après que des supporters de l'USMA ont lancé projectiles et fumigènes en direction de la zone du public safiote. Les joueurs ont regagné les vestiaires. Des objets ont aussi été jetés vers les photographes et officiels. Le scénario, devenu familier sur les pelouses continentales, aurait mérité mieux qu'un communiqué consterné.

Quand le match a enfin démarré, l'OCS n'a pas su convertir son avantage du terrain. Hespress rapporte un nul 1-1 : Ahmed Khaldi a ouvert le score sur penalty à la 45e+4, Moussa Koné a égalisé à la 75e. À l'aller, les deux clubs s'étaient quittés sur un nul blanc. L'USMA passe et affrontera le Zamalek en finale. Safi repart avec la frustration d'une campagne africaine qui méritait un autre dénouement.

La question dépasse la feuille de match. La CAF va-t-elle sanctionner, et jusqu'où ? Les instances africaines ont la main lourde en communiqué, plus légère en décision. Pour les clubs marocains qui enchaînent les sorties continentales, jouer chez soi ne devrait pas être une loterie sécuritaire. Ni les supporters, ni les photographes, ni les joueurs n'ont à gérer le risque pour le compte des autres.

La boxe marocaine trace sa route vers Khabarovsk

Pendant que les tribunes défraient la chronique, la Fédération royale marocaine de boxe (FRMB) envoie sa sélection au tournoi international de Khabarovsk, en Extrême-Orient russe, du 20 au 26 avril. L'objectif affiché par la FRMB, citée par Hespress : évaluer le niveau technique, physique et compétitif des pugilistes à l'approche des prochaines échéances internationales. La fédération souligne aussi que l'événement met aux prises des écoles pionnières de la discipline.

Khabarovsk n'est pas un hasard. La Russie reste, malgré ses turbulences diplomatiques, l'une des écoles les plus exigeantes du ring. Chez les hommes, le Maroc aligne notamment Soulaimane Samghouli et Yassine Chadghour dans la catégorie des 65 kg, aux côtés de Zine El Abidine Amrough. Ce type de stage compte davantage qu'il n'y paraît : la boxe marocaine a besoin de confrontations régulières face à des adversaires solides pour espérer revenir sur les podiums olympiques. Miser sur des rendez-vous comme celui-ci, c'est refuser que la préparation nationale se résume à des tournois confidentiels.

Ce qu'il faut retenir

L'Olympic de Safi sort de la Coupe CAF la tête haute sur le terrain, la mâchoire serrée dans les travées. Les incidents du stade El Massira interrogent la capacité des instances à imposer un minimum d'ordre lors des matches à haute intensité. Et pendant que les tribunes captent toute l'attention, la boxe marocaine avance plus discrètement vers la Russie — avec peut-être les meilleures raisons d'y croire.