Mondial 2026 : Ismaël Baouf vise les Lions de l'Atlas

Mondial 2026 : Ismaël Baouf, défenseur du SC Cambuur et champion du monde U20, espère arracher sa place dans la liste finale des Lions de l'Atlas.

Mondial 2026 : Ismaël Baouf vise les Lions de l'Atlas
Photo de Philip Strong sur Unsplash

Le Maroc prépare son Mondial 2026 dans l'ombre des stars consacrées. Pendant ce temps, un défenseur de 20 ans, formé aux Pays-Bas, jure qu'il signerait sans hésiter pour porter le maillot des Lions de l'Atlas. Selon le quotidien néerlandais AD, Ismaël Baouf rêve à voix haute — et à voix très claire.

Pourquoi Baouf incarne-t-il un pari marocain familier ?

Baouf évolue au SC Cambuur, club de deuxième division néerlandaise. Champion du monde U20 avec le Maroc, il a été convoqué pour la première fois en équipe A en mars dernier sans entrer en jeu, rapporte AD. À 20 ans, l'ascension est rapide. Elle reste à confirmer.

Ce profil — formation européenne, palmarès jeunes, attente de minutes — résume la stratégie marocaine depuis dix ans : capter les talents binationaux avant que d'autres fédérations ne les détournent. La demi-finale qatarie de 2022 s'est bâtie sur des joueurs nés ou formés à l'étranger. La filière néerlandaise, en particulier, a livré plusieurs cadres de la sélection. Baouf s'inscrit dans cette lignée — sans en avoir, à ce jour, ni le palmarès en club ni le temps de jeu chez les A.

Que change le Mondial 2026 pour la sélection ?

Le tournoi se jouera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Pour le Maroc, la pression a changé de nature. Ce n'est plus prouver qu'on existe : c'est confirmer qu'on tient. Le staff dispose d'une concurrence accrue à chaque poste — y compris en charnière centrale, là où Baouf espère se glisser.

« Si ça ne tenait qu'à moi, j'irais sans hésiter. Jouer en Coupe du monde, c'est un rêve d'enfant », confie le joueur, cité par AD. La phrase est belle. Elle ne décide de rien. La concurrence à la charnière marocaine est dense, et trouver une place dans la liste finale, pour un joueur sans la moindre minute en A, relève de l'exploit — ou de la blessure d'un autre.

Le journal néerlandais relève toutefois que le sélectionneur Mohamed Ouhabi, avec qui Baouf a remporté le Mondial U20, pourrait l'intégrer. La passerelle existe, formellement. Reste à la franchir, sportivement.

Ce qu'il faut retenir

Baouf n'est pas encore un Lion de l'Atlas. Il est le symbole d'une génération qui cogne à la porte, formée loin de Casablanca mais attachée au maillot rouge. Le Mondial 2026 dira si le réservoir diasporique reste l'avantage compétitif marocain — ou si la sélection a déjà atteint le plafond des talents mobilisables. Pour le défenseur du Cambuur, l'année qui s'ouvre ressemble à un examen : minutes en club, rappel chez les A, et une liste de 26 où chaque place se mérite. Le rêve d'enfant ne suffira pas. La feuille de match, oui.