Football : Monaco furieux, un joueur tué au Ghana, JO 2028 hors de prix

Polémique Thauvin en Ligue 1, drame mortel au Ghana, billets olympiques inaccessibles : le sport entre colères et tragédies ce lundi.

Football : Monaco furieux, un joueur tué au Ghana, JO 2028 hors de prix
Photo de Michael Lee sur Unsplash

Revue de presse du 13 avril 2026
Dernière mise à jour : 16:19

Le sport professionnel a cette particularité : il peut, le même jour, vous servir une querelle de vestiaire et un drame qui glace le sang. Ce lundi, les deux coexistent. Et entre les deux, la question de l'argent — toujours l'argent — vient rappeler que le spectacle sportif est d'abord une industrie.

Pourquoi Monaco crie-t-il au scandale pour le trophée de joueur du mois ?

Florian Thauvin, élu joueur du mois de mars en Ligue 1. L'annonce a provoqué une réaction inhabituellement virulente du côté de Monaco. « On a dû louper quelques épisodes », a lâché le club de la Principauté, selon Le Figaro. Traduction sans filtre : c'est une blague.

Et on les comprend. Maghnes Akliouche et Folarin Balogun ont porté l'ASM durant un mois de mars remarquable. L'ancien Marseillais, lui, a certes livré des prestations correctes, mais le choix interroge. Ce type de récompense individuelle, censé refléter l'évidence du terrain, finit régulièrement par nourrir la suspicion. Qui vote ? Sur quels critères ? La Ligue 1 a un problème récurrent de lisibilité sur ses distinctions. Monaco le dit tout haut. D'autres le pensent tout bas.

Ce n'est pas qu'une affaire d'ego. Ces trophées alimentent la vitrine d'un joueur, pèsent dans les négociations contractuelles, construisent une cote. Quand le processus manque de transparence, c'est la crédibilité de l'institution qui trinque.

Un footballeur de 20 ans tué par balles au Ghana : jusqu'où va l'insécurité ?

On change de registre. Brutalement. Dominic Frimpong, 20 ans, joueur du Berekum Chelsea, est mort dimanche soir après qu'une attaque armée a visé le bus de son équipe, selon L'Équipe et Le Figaro. Touché par balle. Vingt ans.

La fédération ghanéenne a réclamé justice et promis de « renforcer les dispositifs de sécurité pour les clubs en déplacement », rapporte Le Figaro. Des mots qu'on a déjà entendus. Le football africain paie régulièrement le prix d'infrastructures défaillantes et de routes dangereuses. Mais une attaque armée contre un bus de joueurs, c'est un cran au-dessus. C'est la question de la sécurité des sportifs dans des zones où l'État peine à assurer ses missions régaliennes.

Ce drame ne fera pas la une des chaînes françaises. Il devrait. Parce qu'il dit quelque chose sur les conditions dans lesquelles des milliers de jeunes footballeurs évoluent loin des projecteurs de la Premier League ou de la Ligue 1. Frimpong avait 20 ans et prenait le bus pour aller jouer au foot. Il n'en est pas revenu.

JO 2028 à Los Angeles : le sport populaire est-il encore accessible ?

Après Paris 2024 et ses polémiques tarifaires, on aurait pu espérer que Los Angeles corrige le tir. C'est l'inverse. Selon Ouest-France, les premiers acheteurs — y compris ceux bénéficiant d'un accès prioritaire en Californie du Sud et en Oklahoma City — dénoncent des prix « exorbitants », gonflés notamment par des frais de service.

Le schéma se répète, en pire. La Coupe du monde 2026 avait déjà alerté sur la dérive tarifaire du sport spectacle aux États-Unis. Les JO 2028 confirment la tendance : l'événement olympique devient un produit de luxe. On parle de Jeux « pour tous », on pratique des tarifs pour quelques-uns.

Pour les fans français qui envisageaient le voyage, le signal est clair : entre le billet d'avion, l'hébergement californien et des places à prix premium, le budget atteindra des sommets. Paris avait au moins l'excuse de l'inédit post-Covid. Los Angeles n'a même pas cette excuse.

En bref sur les terrains français

La Ligue 1 offre aussi ses raisons d'y croire. Lille, troisième du championnat, aborde la fin de saison dans une forme remarquable, selon L'Équipe. L'infirmerie de Bruno Genesio se vide, les cadres reviennent affûtés. Le LOSC a les armes pour tenir son rang sur le podium — un luxe rare pour un club qui jongle habituellement entre ambitions européennes et moyens limités.

Côté rugby, Toulouse se déplace à Castres pour le derby du Top 14, avec la pression d'une gifle reçue face à Bordeaux à effacer. Le Stade Toulousain, habitué à dominer, déteste perdre deux fois de suite. Castres, lui, adore jouer les trouble-fêtes à domicile. Rendez-vous ce samedi.

Le sport de ce lundi, c'est ce mélange permanent entre le dérisoire et le tragique, entre une polémique de trophée et un jeune homme qui ne jouera plus jamais.