Maroc : tourisme low-cost, rongeurs urbains et cybermenaces, les défis du 13 septembre
Merrakesh séduit les Britanniques avec des offres tout compris 26% moins chères. À Marrakech, une invasion de rongeurs inquiète les habitants. Cyberattaque majeure contre l'Algérie : quels risques pour le Maroc ?
Merrakesh, destination phare du tourisme low-cost pour les Britanniques
Une étude du comparateur de voyages TravelSupermarket révèle que Merrakesh s’impose comme la destination la plus économique pour les touristes britanniques en quête d’un séjour tout compris. Selon les données analysées pour l’été 2026, une semaine en hôtel trois étoiles avec formule all-inclusive coûte en moyenne 348 livres sterling (environ 406 euros) par personne, contre 479 livres (558 euros) pour une chambre avec petit-déjeuner seulement. Un écart de 26 % qui s’explique par la compétitivité des prix locaux, mais aussi par une offre hôtelière adaptée aux attentes des voyageurs soucieux de maîtriser leur budget.
Cette attractivité financière s’inscrit dans un contexte plus large : le Maroc mise depuis plusieurs années sur un tourisme de masse accessible, avec des infrastructures capables d’accueillir des flux importants à moindre coût. Les autorités locales, conscientes de l’enjeu économique, ont d’ailleurs multiplié les incitations fiscales pour les investisseurs dans le secteur hôtelier. Reste à savoir si cette stratégie, qui a fait ses preuves en termes de fréquentation, pourra se maintenir sans sacrifier la qualité des services ou l’équilibre environnemental des sites les plus prisés.
Marrakech : une invasion de rongeurs alarme les habitants de la médina
Dans le quartier de Bouskri, à Marrakech, les habitants font face à une prolifération inquiétante de rongeurs, selon les témoignages recueillis par Kech24. Les riverains accusent le bureau de préservation de la santé de la municipalité d’avoir interrompu ses campagnes annuelles de dératisation, une mesure qui aurait favorisé la multiplication des nuisibles. Les égouts et les canalisations, déjà vétustes dans certaines parties de la médina, seraient devenus des refuges idéaux pour ces animaux, qui s’aventurent désormais jusque dans les ruelles et les habitations.
Face à cette situation, certains habitants ont pris des initiatives individuelles, comme obstruer les bouches d’égout avec des sacs ou des planches, mais ces solutions improvisées ne suffisent pas à endiguer le phénomène. Les autorités locales n’ont pas encore réagi officiellement à ces signalements, laissant planer des interrogations sur les priorités sanitaires de la ville en pleine saison touristique. La question dépasse le simple désagrément : la présence de rongeurs en milieu urbain pose des risques de transmission de maladies et de dégradation des infrastructures, dans une ville où l’hygiène publique reste un défi majeur.
Cyberattaque contre l’Algérie : quels enseignements pour le Maroc ?
Une cyberattaque d’ampleur a frappé les systèmes de défense algériens, exposant près de 32 gigaoctets de données sensibles, selon les informations relayées par Hespress. Les fichiers piratés incluraient des informations personnelles et logistiques sur des militaires, des unités opérationnelles et des équipements stratégiques, une faille qui soulève des questions sur la vulnérabilité des infrastructures critiques dans la région.
Si cette attaque ne vise pas directement le Maroc, elle rappelle l’urgence de renforcer les dispositifs de cybersécurité dans un contexte maghrébin marqué par des tensions géopolitiques récurrentes. Rabat a d’ailleurs accéléré ces dernières années ses investissements dans ce domaine, avec la création d’agences spécialisées et des partenariats internationaux pour former des experts locaux. Pourtant, les défis restent immenses : la digitalisation croissante des administrations et des entreprises marocaines en fait des cibles potentielles, tandis que les attaques se sophistiquent.
Cette intrusion en Algérie pourrait servir d’avertissement. Les États de la région, souvent en concurrence, partagent pourtant des vulnérabilités communes, notamment en matière de protection des données. Une coopération, même minimale, sur ces enjeux pourrait s’avérer plus utile que les traditionnelles rivalités diplomatiques. Pour l’instant, aucune réaction officielle marocaine n’a été enregistrée, mais le sujet devrait figurer en bonne place dans les prochaines discussions sécuritaires.