Maroc : chaleur persistante, pêche en hausse et tensions politiques avant les législatives
Ce dimanche 20 septembre 2026, le Maroc fait face à des températures élevées, une reprise dans le secteur de la pêche et des débats politiques avant les législatives du 23 septembre.
Une météo contrastée pour ce dimanche
Ce 20 septembre 2026, le Maroc connaît des conditions météorologiques variées, marquées par des températures élevées dans plusieurs régions. Selon la Direction générale de la météorologie, un temps chaud est attendu sur le Gharb, Oulmès, les plaines de Tadla, le Sud-Est et le Sud du pays. Les températures minimales oscilleront entre 10 et 16°C sur l’Atlas et le Rif, tandis qu’elles atteindront 20 à 25°C dans les plaines à l’ouest de l’Atlas, l’intérieur du Souss et le Sud-Est.
Les prévisions annoncent également des nuages bas sur la rive méditerranéenne et le Rif, accompagnés de bruines ou de faibles pluies localisées. Des formations brumeuses sont attendues près des côtes atlantiques, tandis que des averses orageuses pourraient toucher l’Atlas et ses versants est, ainsi que les Hauts plateaux orientaux. Enfin, des rafales de vent assez fortes sont prévues sur le Tangérois et la Méditerranée.
Ces conditions climatiques, bien que typiques pour la saison, interviennent dans un contexte de sensibilisation accrue aux risques liés aux phénomènes météorologiques extrêmes, après les inondations récentes qui ont touché certaines régions du pays.
La pêche côtière en reprise : un signe de relance économique ?
Le secteur de la pêche côtière et artisanale montre des signes de reprise, avec des débarquements en hausse au port de Lmhiriz. À fin août 2026, les captures ont atteint 1 766 tonnes, soit une progression de 31 % par rapport à la même période en 2025, selon l’Office national des pêches (ONP). La valeur marchande de ces débarquements a bondi de 78 %, passant de 25,11 millions de dirhams (MDH) à 44,74 MDH.
Cette dynamique positive contraste avec les difficultés rencontrées par le secteur ces dernières années, notamment en raison de la surpêche et des fluctuations des prix. Cependant, la baisse des débarquements de poissons pélagiques (-62 %) et la stagnation des captures de poissons blancs soulignent les défis persistants. Les autorités marocaines misent sur des mesures de régulation et de modernisation pour assurer la durabilité de cette filière, cruciale pour l’économie locale et l’emploi dans les zones côtières.
Législatives 2026 : tensions politiques et enjeux sociaux
À trois jours des élections législatives du 23 septembre, les débats politiques s’intensifient, marqués par des tensions au sein de la majorité et des critiques sur la gestion des crises sociales. Mohamed Ouzzine, secrétaire général du Mouvement Populaire (MP), a pointé du doigt les "fractures sociales" et la "désespérance de la jeunesse" dans une interview accordée à Hespress. Il a également évoqué les tensions avec certains partis politiques espagnols depuis les événements migratoires de Sebta en juillet, qualifiant la réaction de son parti de "mesurée mais ferme".
Ces déclarations interviennent dans un contexte de polarisation accrue, où les questions économiques et sociales – pouvoir d’achat, chômage des jeunes, gestion des ressources – dominent les discussions. Les électeurs marocains sont appelés à trancher entre les différentes visions proposées par les partis en lice, alors que l’abstention reste un enjeu majeur pour la légitimité du prochain gouvernement.
Ce qu’il faut retenir
Ce dimanche 20 septembre 2026, le Maroc navigue entre défis climatiques, signes de reprise économique dans des secteurs clés comme la pêche, et une campagne électorale sous tension. Les conditions météorologiques, bien que prévisibles, rappellent la nécessité de renforcer les infrastructures pour faire face aux aléas climatiques. Dans le même temps, la hausse des débarquements de pêche offre une lueur d’espoir pour les communautés côtières, même si des efforts restent à faire pour garantir la pérennité de cette ressource.
Sur le plan politique, les élections législatives du 23 septembre s’annoncent comme un moment charnière, où les enjeux sociaux et économiques seront au cœur des débats. Les résultats pourraient redessiner le paysage politique marocain, dans un contexte régional et international marqué par des tensions géopolitiques et des défis humanitaires.