Maroc : incendies, emploi immersif et marché des capitaux, les défis du 4 août
Deux incendies ravagent 100 hectares de forêts, l'ANAPEC lance une agence digitale pour les métiers des soins, et les levées de capitaux dépassent 55 milliards de dirhams. Les enjeux du jour.
Incendies de forêt : 100 hectares partis en fumée dans le Rif et le Moyen-Atlas
Deux feux distincts, déclarés samedi dans les provinces de Sefrou et Chefchaouen, ont détruit près de 100 hectares de couvert forestier, selon les données de l’Agence nationale des eaux et forêts. À Laânoussar, près de Dayet Ifrah, 70 hectares ont été réduits en cendres, et les opérations d’extinction se poursuivent. À Khandak El Kahla, dans la commune d’Ounane, le feu a été maîtrisé après avoir consumé 30 hectares.
Ces incendies surviennent dans un contexte de sécheresse persistante et de températures élevées, qui exacerbent les risques de propagation. Les autorités locales, appuyées par les équipes de l’Agence nationale des eaux et forêts, continuent de surveiller les zones touchées pour éviter toute reprise des flammes. Aucune victime n’a été signalée, mais les dégâts écologiques et économiques restent à évaluer.
L’ANAPEC mise sur le numérique pour former aux métiers des soins
L’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) prépare le lancement d’une « Agence Digitale Immersive » dédiée aux métiers des soins. Un appel d’offres a été lancé pour sélectionner un prestataire chargé de concevoir ce dispositif, qui vise à répondre à la pénurie de compétences dans le secteur de la santé.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des méthodes de formation et d’insertion professionnelle. L’agence digitale utilisera des technologies immersives pour simuler des environnements de travail réels, offrant ainsi aux candidats une expérience pratique avant leur intégration sur le terrain. Le projet pilote cible en priorité les métiers des soins, un secteur en forte demande au Maroc, où les besoins en personnel qualifié ne cessent de croître.
Marché des capitaux : plus de 55 milliards de dirhams levés à fin juin 2026
Les levées de capitaux au Maroc ont atteint 55,04 milliards de dirhams (MMDH) à fin juin 2026, en légère progression par rapport à la même période l’an dernier (53,72 MMDH), selon l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Ces fonds proviennent principalement des émissions de titres de créances négociables (39,29 MMDH) et des obligations (14,35 MMDH), tandis que les titres de capital représentent 1,4 MMDH.
L’encours des opérations de prêt-emprunt de titres s’élève à 47,9 MMDH, en baisse de 9 % depuis le début de l’année, mais en hausse de 31 % sur un an. Ces chiffres reflètent une dynamique contrastée : si les entreprises et les institutions continuent de se financer sur les marchés, la volatilité des taux et les incertitudes économiques pèsent sur certaines opérations.
Hervé Renard de retour en Côte d’Ivoire : un défi sportif et symbolique
Onze ans après avoir mené les Éléphants à leur deuxième titre continental lors de la CAN 2015, Hervé Renard s’apprête à reprendre les rênes de la sélection ivoirienne. Selon plusieurs médias, dont RMC Sport, sa nomination devrait être officialisée ce mercredi, avant même l’élection du nouveau président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), prévue le 12 septembre.
Son retour intervient à un moment charnière pour la Côte d’Ivoire, qui compte sur une nouvelle génération de talents, comme Amad Diallo et Yan Diomandé, pour se qualifier pour la CAN 2027 et le Mondial 2030. Pour Renard, ce défi est aussi symbolique : après son passage controversé à la tête de la Tunisie lors du Mondial 2026, il retrouve un pays où il a marqué l’histoire du football africain.
Ce qu’il faut retenir
Les incendies de forêt rappellent la vulnérabilité des écosystèmes marocains face aux aléas climatiques, tandis que l’initiative de l’ANAPEC illustre les efforts du pays pour adapter sa formation professionnelle aux besoins du marché. Sur le plan économique, le marché des capitaux montre des signes de résilience, malgré un environnement incertain. Enfin, le retour d’Hervé Renard en Côte d’Ivoire souligne l’influence persistante des entraîneurs européens sur le football africain, un phénomène qui interroge sur la capacité des sélections locales à former leurs propres techniciens.