Maroc : entre climat extrême, réseaux sociaux et protection des villes, les défis du 15 septembre

Météorologie contrastée, progression de TikTok, et travaux anti-inondations à Taza : le Maroc face à des enjeux climatiques, numériques et urbains ce 15 septembre.

Maroc : entre climat extrême, réseaux sociaux et protection des villes, les défis du 15 septembre
Photo de Markus Winkler sur Unsplash

Une météo sous tension, entre chaleur et risques orageux

Le Maroc affronte ce mardi 15 septembre 2026 une situation météorologique contrastée, marquée par des températures élevées dans le Sud-Est et des phénomènes orageux localisés. Selon les prévisions de la Direction générale de la météorologie, les régions nord et centre du pays connaîtront des nuages bas denses, accompagnés de brumes et de bruines matinales. À l’inverse, l’Atlas, le Souss et l’extrême sud seront touchés par des averses orageuses, tandis que le Sud-Est et le sud de l’Oriental pourraient subir des orages plus intenses.

Les températures minimales varieront entre 10 et 17 °C sur les reliefs et le Rif, tandis que les plaines centrales et le Souss enregistreront des valeurs comprises entre 24 et 29 °C. Une baisse des températures est attendue sur les plaines, mais les provinces du Sud resteront exposées à des vents modérés à forts, avec des risques de chasse-poussières. Ces conditions reflètent une tendance plus large : l’accentuation des extrêmes climatiques, déjà observée en Europe, où 2025 a été classée comme la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée en France, selon un bilan du ministère de la Transition écologique.


TikTok accélère, WhatsApp résiste : les réseaux sociaux marocains en mutation

L’écosystème numérique marocain continue d’évoluer, avec une progression marquée des plateformes axées sur les contenus visuels et éphémères. Selon la septième édition du Baromètre des réseaux sociaux au Maroc 2026, publiée par le groupe Sunergia, WhatsApp conserve sa position dominante, utilisé par 83 % des Marocains (contre 75 % en 2025). Facebook suit, avec un taux d’usage stable, mais c’est TikTok qui enregistre la plus forte croissance, passant de 45 % à 58 % d’utilisateurs en un an. Snapchat progresse également, confirmant l’attrait des internautes pour les formats courts et interactifs.

Cette mutation des usages numériques s’inscrit dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle croissant dans la vie quotidienne, mais aussi dans les dynamiques politiques et économiques. La domination de WhatsApp, souvent utilisé pour des échanges professionnels ou familiaux, contraste avec l’essor de TikTok, devenu un vecteur d’information et de divertissement pour les jeunes générations. Cette diversification des plateformes pose des défis en matière de régulation, alors que l’intelligence artificielle et les deepfakes suscitent des inquiétudes croissantes à l’échelle internationale.


Taza se protège : 27 millions de dirhams pour lutter contre les inondations

La ville de Taza bénéficiera d’un investissement de 27,6 millions de dirhams (MDH) pour renforcer sa protection contre les inondations, annonce l’Agence du Bassin Hydraulique du Sebou (ABHS). Ce projet, lancé via un appel d’offres, s’inscrit dans le cadre d’une convention multipartite visant à sécuriser la ville face aux risques hydrologiques. Les travaux prévoient l’aménagement de l’Oued Jaouna, avec la construction d’ouvrages en béton armé et la réhabilitation des infrastructures existantes. Les berges de l’oued seront également protégées, afin de limiter les débordements lors des épisodes pluvieux intenses.

Ce chantier s’ajoute à une série de mesures prises par les autorités marocaines pour anticiper les conséquences du changement climatique, alors que les événements extrêmes – sécheresses, inondations, vagues de chaleur – se multiplient. À l’échelle internationale, les coûts liés aux catastrophes naturelles atteignent des sommets : en France, les dégâts de 2025 ont été estimés à 5,2 milliards d’euros, selon le ministère de la Transition écologique. Au Maroc, où les infrastructures urbaines restent vulnérables, ces investissements soulignent l’urgence d’adapter les villes aux nouveaux défis climatiques.


Élections 2026 : le PDN mise sur les jeunes pour se relancer

À une semaine du scrutin législatif du 23 septembre, le Parti démocratique national (PDN) tente de se repositionner sur l’échiquier politique marocain. Son secrétaire général, Khalid Bekkali, a détaillé lors d’une émission sur Hespress la stratégie d’une formation en pleine reconstruction. Le PDN mise sur une ligne libérale-sociale, ciblant en priorité les jeunes et les compétences, tout en revendiquant une rupture avec les pratiques politiques traditionnelles, souvent critiquées pour leur opacité et leur dépendance aux financements occultes.

Cette approche s’inscrit dans un contexte électoral marqué par une mobilisation accrue des partis, à l’image du Rassemblement national des indépendants (RNI), qui multiplie les meetings à travers le pays. Pour le PDN, l’enjeu dépasse le simple scrutin : il s’agit de s’imposer durablement dans le paysage politique, alors que les attentes des électeurs en matière de transparence et de gouvernance ne cessent de croître. Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits dans les urnes.