Football : Ezzalzouli confirme, le Wydad relance, City écrase Chelsea

Ezzalzouli buteur en Liga, le Wydad face au Maghreb de Fès, Manchester City écrase Chelsea : le football marocain et européen en ébullition ce dimanche.

Football : Ezzalzouli confirme, le Wydad relance, City écrase Chelsea
Photo de Emerson Vieira sur Unsplash

Revue de presse du 12 avril 2026
Dernière mise à jour : 19:55

Ce dimanche, le ballon rond a parlé sur plusieurs continents à la fois. Et pour les supporters marocains, il y avait matière à sourire — et à surveiller de près.

Ezzalzouli peut-il s'imposer durablement en Liga ?

Six buts, cinq passes décisives en vingt-et-une apparitions. Les chiffres d'Abdessamad Ezzalzouli au Real Betis ne crèvent pas l'écran, mais ils racontent une trajectoire ascendante que les observateurs marocains auraient tort d'ignorer. Ce dimanche, sur la pelouse d'El Sadar à Pampelune, l'international marocain a encore frappé — dès la 7e minute, au terme d'une contre-attaque éclair des Andalous.

Un but d'ouverture qui aurait pu changer le visage du match. Sauf qu'Osasuna, jamais facile à manœuvrer chez lui, a recollé avant la pause sur un penalty converti par l'inévitable Ante Budimir (40e). Score final : 1-1. Le genre de résultat frustrant qui ne dit pas tout.

Car l'essentiel est ailleurs. Ezzalzouli, longtemps cantonné à un rôle de joker au Barça puis prêté sans conviction, s'installe dans le onze de Manuel Pellegrini avec une régularité nouvelle. À 23 ans, il accumule du temps de jeu dans un championnat exigeant, face à des défenses qui ne font pas de cadeaux. Pour un joueur qui sera dans le viseur de Walid Regragui en vue des prochaines échéances des Lions de l'Atlas, c'est un signal fort. La question n'est plus de savoir s'il a le talent — elle est de savoir s'il peut tenir ce rythme sur la durée.

Le Wydad à l'heure des comptes face au Maghreb de Fès

Retour au Maroc, où la Botola réserve une affiche en retard. Le Wydad de Casablanca, sous la houlette de Patrice Carteron, reçoit ce dimanche soir le Maghreb de Fès pour le compte de la 12e journée. Selon Hesport, le technicien français a dévoilé un groupe large et ambitieux : Amrabat, Ben Yedir, le buteur Paniagua, Nassi — l'artillerie est là.

Carteron a aligné un effectif qui dit quelque chose de ses intentions. En défense, le trio Mefid-Mousdak-El Ouafi. Au milieu, Bakassou et Lamerat pour le travail d'ombre, Faca et Pierre pour la créativité. Devant, c'est l'embarras du choix — signe que le Wydad ne vient pas pour gérer, mais pour prendre les trois points.

Car le club casablancais n'a plus le luxe de la patience. Dans une saison où la régularité fait défaut, chaque match en retard devient une finale. Le Maghreb de Fès, de son côté, n'est pas du genre à se laisser impressionner par un blason. Ce genre de confrontation, c'est le sel de la Botola : des matchs où le résultat compte moins que la manière dont il est arraché.

Pourquoi la victoire de City à Chelsea change la donne en Premier League

Changement de décor. Stamford Bridge, Londres. Manchester City s'est offert un succès retentissant chez Chelsea : 3-0, sans appel. Niko Auerli a ouvert le score à la 51e minute, Marc Guéhi a doublé la mise six minutes plus tard, et Jérémy Doku — le Belge que les fans des Citizens adorent — a scellé le sort du match à la 68e.

Trois buts en dix-sept minutes de seconde période. Chelsea, muselé, n'a rien pu proposer. Les Blues stagnent à 48 points, sixième du classement, et voient la Ligue des champions s'éloigner dangereusement. Pour City, le calcul est simple : 64 points, six longueurs derrière Arsenal, mais avec un match en moins. La course au titre n'est pas terminée.

Pour les amateurs de football marocain, un détail : Doku n'est pas marocain, certes, mais cette Premier League est aussi celle de Azzedine Ounahi, de Bilal El Khannouss, de Youssef En-Nesyri. Chaque week-end, la diaspora footballistique marocaine observe ces résultats avec un œil double — celui du supporter et celui qui scrute les dynamiques tactiques que ses joueurs devront affronter ou exploiter.

Ce qu'il faut retenir de ce dimanche

Le football marocain continue de rayonner à l'étranger par ses individualités. Ezzalzouli construit sa saison brique après brique en Espagne. Au pays, le Wydad joue son crédit dans une Botola où personne ne lâche rien. Et en Angleterre, la course au titre prend un tournant que City ne comptait pas laisser passer. Trois terrains, un même constat : en avril, chaque match pèse double.