CAN de futsal 2026 : le Maroc vise un quatrième titre continental à domicile

Le Maroc organise la CAN de futsal 2026 avec l’ambition de remporter un quatrième sacre. Hicham Dguig, à la tête des Lions de l’Atlas depuis 2016, incarne cette quête d’excellence sur la scène africaine.

CAN de futsal 2026 : le Maroc vise un quatrième titre continental à domicile
Photo de ARTO SURAJ sur Unsplash

Le Maroc s’apprête à accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de futsal 2026, un événement qui s’annonce comme une nouvelle étape dans l’ascension du pays sur la scène continentale. Avec trois titres déjà en poche (2016, 2020 et 2024), les Lions de l’Atlas visent un quatrième sacre, sous la direction de Hicham Dguig, l’architecte de cette génération dorée. Un défi de taille, alors que le futsal marocain s’est imposé comme une référence en Afrique, mais doit désormais confirmer son statut face à des adversaires de plus en plus compétitifs.

Hicham Dguig, le stratège d’une domination africaine

Depuis son arrivée à la tête de la sélection marocaine en 2016, Hicham Dguig a transformé le futsal national en une machine à gagner. Sous sa houlette, le Maroc a remporté trois des quatre dernières éditions de la CAN, un bilan qui témoigne d’une régularité rare sur le continent. Le technicien marocain, dont le nom est désormais associé à l’âge d’or du futsal local, mise sur une approche à la fois tactique et psychologique pour maintenir son équipe au sommet.

Son travail ne se limite pas aux résultats. Dguig a contribué à professionnaliser la discipline au Maroc, en s’appuyant sur des joueurs évoluant dans des championnats européens ou locaux de haut niveau. Cette structuration a permis à la sélection de se hisser parmi les meilleures équipes du monde, comme en témoigne sa participation régulière aux Coupes du monde de la FIFA. Pour la CAN 2026, organisée à domicile, l’enjeu est double : confirmer cette domination tout en offrant un spectacle à la hauteur des attentes d’un public marocain de plus en plus exigeant.

Un tournoi à domicile, entre pression et opportunité

Organiser une compétition continentale est toujours un exercice délicat. Le Maroc, qui a déjà accueilli des événements sportifs majeurs comme la CAN de football en 2018 ou la Coupe du monde des clubs, sait que l’organisation d’un tournoi de futsal représente à la fois une chance et un défi. Une chance, car jouer devant son public peut constituer un atout majeur, comme l’ont démontré les succès récents des Lions de l’Atlas en football. Un défi, car la pression sera immense, et les attentes des supporters, décuplées.

Les infrastructures ne devraient pas poser de problème. Le Maroc dispose de salles modernes, comme la Salle Mohammed V à Casablanca ou la Salle Ibn Yassine à Rabat, capables d’accueillir des matchs de haut niveau. Reste la question de l’affluence. Le futsal, bien que populaire, n’a pas encore atteint le niveau de ferveur que suscite le football. Pour Hicham Dguig et ses joueurs, l’enjeu sera donc aussi de mobiliser le public, en offrant un jeu spectaculaire et des performances à la hauteur des ambitions du pays.

L’Afrique du futsal en mouvement

Si le Maroc part favori, la compétition s’annonce ouverte. Des nations comme l’Égypte, le Mozambique ou l’Angola ont progressé ces dernières années et pourraient jouer les trouble-fêtes. L’Égypte, en particulier, reste une puissance historique du futsal africain, avec plusieurs titres à son actif. Les Pharaons, qui ont souvent croisé le fer avec le Maroc en finale, pourraient bien représenter le principal obstacle sur la route des Lions de l’Atlas.

Au-delà du résultat, cette CAN 2026 sera aussi l’occasion de mesurer l’évolution du futsal sur le continent. Longtemps considéré comme un sport mineur en Afrique, le futsal gagne en visibilité, porté par des performances comme celles du Maroc ou du Mozambique, qui a créé la surprise lors de la dernière Coupe du monde en atteignant les quarts de finale. La compétition marocaine pourrait ainsi servir de tremplin pour une discipline en quête de reconnaissance, tant sur le plan sportif que médiatique.

Ce qu’il faut retenir

La CAN de futsal 2026 s’annonce comme un rendez-vous majeur pour le sport marocain. Avec trois titres continentaux en poche et une organisation à domicile, les Lions de l’Atlas ont les moyens de poursuivre leur domination. Mais au-delà du résultat, c’est toute la dynamique du futsal africain qui sera en jeu. Entre pression des supporters, ambition de Hicham Dguig et progression des adversaires, cette édition pourrait bien marquer un tournant pour la discipline sur le continent. Une chose est sûre : le Maroc, fort de son expérience et de ses infrastructures, sera scruté de près, tant par ses supporters que par ses rivaux.