CAN féminine 2026 : le Burkina Faso relance la course, la Côte d'Ivoire en quête d'un nouveau souffle

Le Burkina Faso s'impose face à la Tanzanie (2-1) et se repositionne dans la course aux quarts, tandis que la Côte d'Ivoire tourne la page Emerse Faé après son limogeage.

CAN féminine 2026 : le Burkina Faso relance la course, la Côte d'Ivoire en quête d'un nouveau souffle
Photo de Tanya Barrow sur Unsplash

Le Burkina Faso frappe un grand coup

Le Burkina Faso a relancé ses ambitions dans la CAN féminine 2026 en s’imposant face à la Tanzanie (2-1) lors de la deuxième journée du tournoi. Une victoire arrachée dans les dernières minutes, marquée par un carton rouge côté tanzanien et un but décisif de Kabre à la 80e minute. Ce succès, obtenu malgré une infériorité numérique adverse, replace les Burkinabè dans la course aux quarts de finale, alors que le tournoi entre dans une phase décisive.

La rencontre, disputée dans un climat tendu, a vu les Étalons ouvrir le score avant la pause grâce à un but de Kabre (43e). La Tanzanie, réduite à dix après l’expulsion d’Ubamba (55e), a égalisé par Mnunka (62e), avant que le Burkina ne scelle sa victoire en fin de match. Ce résultat contraste avec la performance mitigée de la première journée et confirme la compétitivité des équipes africaines, où chaque point compte dans un groupe serré.

La Côte d'Ivoire tourne la page Emerse Faé

La Fédération ivoirienne de football (FIF) a annoncé ce vendredi la fin du mandat d’Emerse Faé, dont le contrat n’a pas été renouvelé. Le sélectionneur, arrivé en janvier 2024 dans des circonstances tumultueuses – après le limogeage de Jean-Louis Gasset en pleine CAN masculine –, quitte ses fonctions sans avoir pu concrétiser les espoirs placés en lui.

La FIF a salué dans un communiqué « les résultats obtenus sous sa direction », sans préciser les raisons de cette séparation. Faé avait pris les rênes d’une équipe en crise, après une élimination prématurée à domicile lors de la CAN masculine 2024. Son départ intervient alors que la Côte d’Ivoire féminine, engagée dans la CAN 2026, cherche encore ses marques. L’équipe, qui n’a pas encore disputé son premier match dans le tournoi, devra rapidement trouver un nouveau souffle sous une direction technique à redéfinir.

Un tournoi sous tension

La CAN féminine 2026, organisée au Maroc, continue de révéler les forces et les faiblesses du football féminin africain. Entre les performances inattendues du Burkina Faso et les incertitudes ivoiriennes, le tournoi illustre les écarts de développement entre les sélections. Les quarts de finale, qui se profilent, s’annoncent particulièrement ouverts, avec des équipes comme le Maroc, tenante du titre, et le Nigeria, toujours redoutable, en position de favorites.

Pour les observateurs, cette compétition est aussi un révélateur des défis structurels du football féminin sur le continent. La gestion des sélections, la stabilité des staffs techniques et la professionnalisation des joueuses restent des enjeux majeurs. Le cas de la Côte d’Ivoire, où le limogeage de Faé intervient sans transition claire, en est une illustration.

Ce qu’il faut retenir

  • Burkina Faso : Une victoire cruciale (2-1) face à la Tanzanie, malgré un carton rouge adverse, qui relance ses chances de qualification.
  • Côte d’Ivoire : La FIF met fin au contrat d’Emerse Faé, sans annoncer de successeur, dans un contexte de reconstruction.
  • CAN féminine 2026 : Un tournoi qui confirme la montée en puissance de certaines sélections, mais aussi les difficultés persistantes en matière de gouvernance sportive.
  • Prochaines échéances : Les matchs à venir seront déterminants pour les équipes encore en lice, avec des quarts de finale qui s’annoncent serrés.

La compétition, qui se poursuit jusqu’au 15 août, promet encore son lot de surprises et de rebondissements. Pour le Maroc, pays hôte, l’enjeu est double : briller sportivement tout en consolidant son rôle de locomotive du football féminin africain.