CAN féminine 2026 : l'Afrique du Sud et la Côte d'Ivoire lancent leur campagne à Rabat
La Coupe d'Afrique des nations féminine 2026 entre dans le vif à Rabat ce lundi avec deux matchs clés. L'Afrique du Sud, favorite, et la Côte d'Ivoire en quête de performance affrontent respectivement la Tanzanie et le Burkina Faso.
Le Maroc entre ce lundi dans une semaine où le sport, le marché et la société s’entremêlent pour dessiner des enjeux à la fois locaux et continentaux. À Rabat, la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 s’anime avec des équipes qui incarnent des dynamiques bien au-delà du terrain. Pendant ce temps, l’économie marocaine confirme son attractivité avec une introduction en Bourse record, tandis que les tensions professionnelles et les réformes réglementaires rappellent les défis structurels du pays.
L’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire ouvrent le bal à Rabat
La Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 a démarré ce lundi au stade Al Medina de Rabat avec deux rencontres qui opposent des équipes aux trajectoires contrastées. L’Afrique du Sud, championne d’Afrique en 2022 et demi-finaliste de la dernière édition, affronte la Tanzanie à 19 heures. Les Banyana Banyana, considérées comme l’une des favorites du tournoi, cherchent à confirmer leur statut après une préparation marquée par des performances solides. Leur objectif : un bon départ pour éviter les pièges d’un groupe relevé.
Plus tard dans la soirée, à 22 heures, la Côte d’Ivoire se mesure au Burkina Faso. Pour les Éléphantes, cette compétition représente une opportunité de retrouver les premiers rôles sur la scène continentale. Leur meilleure performance reste une demi-finale atteinte en 2014, et cette édition à domicile pourrait leur offrir une plateforme pour progresser. En face, le Burkina Faso, qui dispute seulement sa deuxième phase finale de CAN, tentera de créer la surprise et de marquer son empreinte dans le football féminin africain.
Ces matchs s’inscrivent dans un contexte où le Maroc, pays hôte, mise sur cette compétition pour renforcer son leadership dans le football féminin continental. La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a investi dans les infrastructures et la formation, et cette CAN représente une vitrine pour ces efforts. Les résultats des équipes africaines pourraient aussi influencer les perceptions européennes, où plusieurs joueuses marocaines évoluent désormais.
T2S Group : une introduction en Bourse qui confirme l’appétit des investisseurs
L’introduction en Bourse de T2S Group a marqué un tournant pour le marché casablancais. Avec une sursouscription de 43,75 fois et plus de 48 milliards de dirhams demandés, l’opération a attiré 111 149 investisseurs, selon les déclarations du directeur général de la Bourse de Casablanca, Nasser Seddiqi. Ce succès reflète une confiance renouvelée dans les entreprises marocaines, mais aussi une dynamique où les particuliers représentent près de 99 % des souscripteurs.
T2S Group, spécialisé dans les solutions technologiques et logistiques, incarne une nouvelle génération d’entreprises marocaines qui misent sur l’innovation pour se développer. Son entrée en Bourse intervient dans un contexte où le Maroc cherche à attirer davantage d’investissements étrangers, tout en consolidant son écosystème financier. Pour les observateurs, cette opération pourrait servir de modèle pour d’autres entreprises locales souhaitant accéder aux marchés de capitaux.
Cependant, ce succès ne doit pas occulter les défis structurels du marché. La concentration des montants demandés par les investisseurs institutionnels rappelle les inégalités d’accès aux opportunités financières. Par ailleurs, la performance future de T2S dépendra de sa capacité à maintenir sa croissance dans un environnement économique incertain, marqué par des tensions géopolitiques et des fluctuations des matières premières.
Le marché pharmaceutique sous tension
Le secteur pharmaceutique marocain traverse une période de turbulences. La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc a réagi avec fermeté à l’adoption, par le Conseil de gouvernement le 22 juillet, du projet de décret n° 2.25.631 sur la régulation des prix des médicaments. Dans un communiqué, l’organisation dénonce le fait que ses observations et propositions aient été « totalement ignorées », et affirme que cette décision pourrait avoir des conséquences néfastes sur l’accès aux soins.
Ce décret s’inscrit dans une volonté de l’État de maîtriser les coûts de la santé, dans un contexte où les dépenses publiques augmentent. Cependant, les pharmaciens craignent que cette mesure ne se traduise par des pénuries ou une baisse de la qualité des services. La Confédération souligne également que cette réforme intervient alors que le secteur fait face à des défis logistiques et économiques, notamment en raison de la dépendance aux importations de matières premières.
Cette tension rappelle les difficultés de concilier régulation et innovation dans un secteur aussi stratégique que la santé. Pour le gouvernement, l’enjeu est de garantir un accès équitable aux médicaments sans étouffer les acteurs locaux. Pour les pharmaciens, il s’agit de préserver leur modèle économique tout en répondant aux attentes des patients.
Le Pérou ouvre ses portes aux Marocains
Dans une décision qui pourrait faciliter les échanges touristiques et économiques, le Pérou a annoncé la suppression du visa touristique pour les ressortissants marocains titulaires d’un visa Schengen ou américain. Cette mesure, fondée sur le principe de réciprocité, entrera en vigueur 60 jours après sa publication au Journal officiel.
Pour les Marocains, cette exemption représente une opportunité de découvrir une destination encore peu explorée, mais aussi de renforcer les liens commerciaux avec l’Amérique latine. Le Pérou, avec son économie dynamique et ses ressources naturelles, pourrait attirer des investisseurs marocains, notamment dans les secteurs de l’agriculture et des énergies renouvelables.
Cette décision s’inscrit dans une tendance plus large où les pays cherchent à faciliter la mobilité des voyageurs tout en renforçant leurs relations bilatérales. Pour le Maroc, elle pourrait aussi servir de levier pour négocier des accords similaires avec d’autres pays, dans un contexte où la diplomatie économique prend une place croissante.
Grève des avocats : une première judiciaire qui interroge
La grève des avocats, qui dure depuis plusieurs semaines, a pris un tournant inédit. Pour la première fois, une cour a jugé et condamné une accusée sans la présence de son avocat, malgré l’assistance obligatoire en matière criminelle. Cette situation, rapportée par Médias24, soulève des questions sur le respect des droits de la défense et sur les limites de la mobilisation professionnelle.
Les avocats protestent contre des réformes qu’ils jugent défavorables à leur profession, notamment en matière de tarification et de conditions de travail. Leur grève a paralysé une partie du système judiciaire, et cette première condamnation sans défense pourrait marquer un précédent. Pour les observateurs, elle illustre les tensions entre les revendications corporatistes et l’intérêt général, dans un pays où l’accès à la justice reste un enjeu majeur.
Cette crise intervient à quelques mois des élections législatives, où les questions de gouvernance et de réforme judiciaire pourraient jouer un rôle clé. Pour le gouvernement, l’enjeu est de trouver un compromis qui préserve à la fois les droits des justiciables et la viabilité de la profession d’avocat. Pour les citoyens, il s’agit de s’assurer que la justice reste accessible, même dans un contexte de tensions sociales.