Brics+, élections marocaines et climat : les équilibres géopolitiques du 12 septembre
Le sommet des Brics+ à New Delhi, la campagne électorale marocaine et les prévisions météo extrêmes dessinent les enjeux géopolitiques et climatiques de ce samedi 12 septembre 2026.
Le Maroc aborde ce samedi 12 septembre 2026 une journée marquée par des dynamiques géopolitiques contrastées, entre enjeux régionaux et repositionnements internationaux. Alors que le pays se prépare à des élections législatives dans un climat politique tendu, le sommet des Brics+ à New Delhi offre une fenêtre sur les nouvelles alliances économiques mondiales. Parallèlement, des températures extrêmes rappellent l’urgence climatique, avec des répercussions locales et globales.
Brics+ : un sommet qui redessine les équilibres économiques mondiaux
À New Delhi, les dirigeants des Brics+ se réunissent ce week-end pour un sommet qui pourrait accélérer la recomposition de l’ordre économique international. Initialement formé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, le groupe s’est élargi ces dernières années à des pays comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte, l’Éthiopie et l’Iran, formant une coalition hétéroclite mais de plus en plus influente.
Pour le Maroc, cette évolution géopolitique n’est pas sans conséquences. Bien que le royaume ne fasse pas partie des Brics+, son positionnement en Afrique et ses relations étroites avec plusieurs membres du groupe – notamment la Chine, avec laquelle il développe des projets industriels majeurs, et les Émirats, partenaires clés dans les secteurs énergétique et portuaire – en font un acteur indirect de ces dynamiques. Selon Courrier international, ce sommet pourrait renforcer les mécanismes de coopération Sud-Sud, notamment en matière de commerce et de financement des infrastructures, des enjeux cruciaux pour Rabat dans sa stratégie de développement économique.
L’enjeu principal de ce sommet réside dans la volonté affichée des Brics+ de proposer une alternative aux institutions financières occidentales, comme le FMI ou la Banque mondiale. Une ambition qui, si elle se concrétise, pourrait offrir au Maroc de nouvelles opportunités de financement pour ses grands projets, tout en complexifiant ses relations avec ses partenaires traditionnels, notamment l’Union européenne et les États-Unis.
Maroc : une campagne électorale sous le signe de la prudence
À quelques semaines des élections législatives prévues fin octobre, la campagne électorale marocaine prend un tour plus discret que prévu. Mohamed Chouki, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), a choisi de recentrer le débat sur le terrain plutôt que sur les calculs politiques, lors d’une rencontre organisée vendredi à Dakhla. « Nous n’attendons pas les élections pour aller à la rencontre des citoyens », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance du bilan et de la proximité avec les électeurs.
Cette posture contraste avec les tensions habituelles en période préélectorale, où les alliances et les tractations pour les postes ministériels occupent généralement le devant de la scène. Selon Hespress, le RNI mise sur une stratégie de « continuité » et de « stabilité », dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux persistants, notamment en matière de pouvoir d’achat et de chômage des jeunes.
Pourtant, cette apparente sérénité ne doit pas masquer les enjeux sous-jacents. Les élections de 2026 s’annoncent comme un test pour la classe politique marocaine, après des années de réformes institutionnelles et de tensions sociales. Le taux de participation, traditionnellement faible, sera un indicateur clé de la confiance des citoyens dans le processus démocratique. Par ailleurs, la montée en puissance de nouveaux acteurs politiques, notamment issus de la société civile, pourrait bousculer les équilibres traditionnels.
Météo extrême : un samedi sous le signe de la chaleur et des orages
Les prévisions météorologiques pour ce samedi 12 septembre 2026 confirment une tendance déjà observée ces dernières semaines : des températures élevées, accompagnées de phénomènes météorologiques contrastés. Selon la Direction générale de la météorologie marocaine, le Gharb, les plaines de Tadla, le Souss et les provinces sahariennes connaîtront des températures dépassant les 30°C, avec des pointes à 32°C dans le Sud-Est.
En parallèle, des orages localisés sont attendus sur le Haut et le Moyen Atlas, ainsi que dans le Sud-Est du pays, tandis que des nuages bas et des bruines matinales toucheront les côtes atlantiques. Ces conditions météorologiques, bien que typiques de la fin de l’été, s’inscrivent dans un contexte plus large de réchauffement climatique, avec des répercussions sur l’agriculture, la gestion de l’eau et les infrastructures.
Pour le Maroc, ces épisodes de chaleur persistante posent des défis majeurs. Les barrages, bien que remplis après les pluies de l’hiver dernier, restent sous pression en raison de la demande croissante en eau, notamment pour l’irrigation et la consommation urbaine. Par ailleurs, les températures élevées exacerbent les risques de feux de forêt, comme ceux qui ont touché le nord du pays en août, et compliquent la gestion des ressources énergétiques, alors que la demande en électricité pour la climatisation ne cesse d’augmenter.
Ce qu’il faut retenir
Ce samedi 12 septembre 2026 illustre la complexité des enjeux auxquels le Maroc est confronté. Sur le plan géopolitique, le sommet des Brics+ à New Delhi rappelle que le royaume doit naviguer entre ses partenariats traditionnels et de nouvelles alliances économiques, tout en consolidant son rôle en Afrique. Sur le front intérieur, la campagne électorale, bien que discrète, s’inscrit dans un contexte de défis sociaux et économiques qui pourraient peser sur les résultats des législatives.
Enfin, les prévisions météorologiques, avec des températures extrêmes et des orages localisés, soulignent l’urgence d’adapter les politiques publiques aux effets du changement climatique. Entre diplomatie, démocratie et environnement, le Maroc doit trouver un équilibre pour aborder les mois à venir.